Agriculture & Climat

Page d’accueil / Agriculture & Climat
Landwirtschaft_Pflanzen

Fondements

Notre alimentation réchauffe le climat

Notre système agricole et alimentaire actuel est l'une des principales causes du réchauffement climatique. Si nous voulons protéger le climat, la biodiversité et nos espaces de vie, il est impératif et urgent de changer de cap.

Plus de la moitié de tous les gaz à effet de serre proviennent d’une agriculture toujours plus industrielle, fondée sur la déforestation à grande échelle pour planter des monocultures, sur le recours massif aux engrais azotés et sur la destruction des sols, qui pourtant captent et retiennent le CO2. Rajoutez à cela la mondialisation du système alimentaire qui permet de surgeler de la nourriture pour l’expédier de l’autre côté du globe où elle sera transformée en denrée alimentaire de mauvaise qualité, quand elle n’est pas tout bonnement jetée à la poubelle.

Dans l’hémisphère sud, pourtant, des millions d’individus meurent de faim tandis que les multinationales de l’agroalimentaire exploitent leurs anciens champs pour y produire de la nourriture animale et des matières premières pour l’industrie, voire des agro-carburants destinés à l’exportation. Ils se retrouvent aussi à la merci de sécheresses, d’inondations et de catastrophes naturelles provoquées par le réchauffement climatique.

 

Les agriculteurs nourrissent la planète

Pain pour le prochain et ses partenaires avancent depuis des années qu’il faut un changement radical de modèle : protéger le climat, la biodiversité et les espaces dans lesquels vivent les humains et le royaume animal présuppose un système alimentaire qui se fonde sur les connaissances et le labeur des paysans locaux car ils produisent une nourriture diversifiée issue de l’agriculture biologique et vendues sur les marchés locaux. De nos jours, les paysan-ne-s cultivent 60 à 70% de l’alimentation mondiale sur à peine 25% des terres arables disponibles sur terre. Il convient de consacrer leurs droits et de leur permettre notamment de participer démocratiquement à la prise de décisions concernant champs et semences, tout en les protégeant des offensives de l’agro-industrie et des investisseurs. Il en va de l’avenir de notre planète et de notre intérêt à tous.

 

  • Plus d’informations: journal Perspectives 1/16
  • Film sur la consommation de viande
  • Brochure « Repères »: Changement de cap dans l’agriculture 02/2012

Que voulons-nous ?

La petite paysannerie est en mesure de nourrir le monde, pas l'agro-industrie !

Pain pour le prochain et ses organisations partenaires réclament un virage radical dans la manière dont nous produisons nos aliments, dont nous nous nourrissons et dont nous dépensons nos ressources énergétiques.

  • 1

    Les paysan-ne-s doivent nourrir la planète

    Pain pour le prochain réclame des systèmes alimentaires paysans respectueux du climat et de l'environnement qui soient conçus de manière démocratique à l'échelon régional.
  • 2

    Des terres entre les mains des fermiers et non des multinationales

    Il convient tout particulièrement de renforcer les droits des paysans des pays du sud et leur accès à la terre pour les protéger de toute velléité expansionniste de la part de l'industrie agroalimentaire.
  • 3

    Des semences sous le contrôle des paysans

    Ce serait une erreur de laisser à une poignée de multinationales de l'agroalimentaire le soin de décider ce qu'il faut cultiver ou les variétés à sélectionner et à commercialiser. Ces décisions doivent être prises par les paysan-ne-s.
  • 4

    L'argent destiné à la recherche doit profiter à l'agriculture biologique plutôt qu'aux applications industrielles

    La recherche doit contribuer à créer les conditions d'une agriculture durable. Elle doit nourrir la population de la planète, et non servir les intérêts financiers des multinationales.
  • 5

    Les aliments ne doivent pas finir dans nos réservoirs d'essence

    La culture extensive de canne à sucre, de colza, de maïs et autre espèce végétale servant à la production de biocarburants a souvent attisé la ruée vers les terres agricoles et ainsi aggravé la faim. Il faut tout de suite y mettre un terme.
  • 6

    Pas touche au génome

    En plus de leurs conséquences imprévisibles sur notre environnement, les semences génétiquement modifiées ne fonctionnent qu'à grand renfort d'engrais et de pesticides. Par ailleurs, en raison de leurs coûts, elles poussent bien des familles du sud dans une spirale de dépendance et d'endettement.
Bern 28.5.2015 Petitionsübergabe der Klima-Allianz  © Marco Zanoni / Lunax

Que faisons-nous ?

Au Nord

  • Grâce à ses campagnes, à ses publications et aux articles que l’organisation suscite, Pain pour le prochain sensibilise une large frange de la population aux liens qui unissent alimentation, agriculture et réchauffement climatique.
  • Pain pour le prochain lance des pétitions, des initiatives et effectue du travail de lobbying pour que des sujets tels que la souveraineté alimentaire, l’agriculture biologique, la lutte contre le réchauffement climatique, la justice climatique, soient discutés sur le plan politique.
  • Pain pour le prochain rédige des prises de position et publie des études à l’intention des administrations et des autorités, donnant ainsi plus de poids politique à ses propres préoccupations.
  • Pain pour le prochain insiste pour que la communauté internationale adopte des instruments comme, par exemple, la Déclaration des Nations Unies sur les droits des paysans.

Dank der Bfa-Partnerorganisation Anafae gibt es in Tegucigalpa einen lokalen Markt © Tina Goethe

Au Sud

  • Pain pour le prochain soutient ses partenaires dans le sud qui travaillent sur les notions de souveraineté alimentaire, de loi foncière, d’agro-écologie, de loi sur les semences et qui défendent les doléances et les droits des paysan-ne-s.
  • Pain pour le prochain met en contact ses partenaires du sud et favorise leurs échanges en organisant des ateliers thématiques, notamment sur l’accaparement de terres ou la législation sur les semences.
  • Pain pour le prochain aide ses partenaires dans les pays du sud à étudier les effets du réchauffement climatique avec les personnes concernées pour y trouver des amorces de solutions possibles. Ces analyses sont effectuées au cours des ateliers sur le climat que Pain pour le prochain organise avec ces organisations.

Ce que vous pouvez faire

Soyez consomm'acteur

Nous devons tous nous sentir concernés si nous voulons que cet urgent changement de cap se concrétise.

  • 1

    Régional, de saison et biologique

    Achetez des produits régionaux de saison et issus de l'agriculture biologique pour soutenir les paysans de votre région.
  • 2

    Pas de gaspillage alimentaire

    Plus d'un tiers de nos aliments finissent à la poubelle avant même d'avoir été consommés. Essayez d'éviter tout gaspillage en organisant vos achats selon vos besoins.
  • 3

    Moins mais mieux

    Economisez de l'énergie dans vos modes de transport, de vie et de consommation. « Moins mais mieux » doit devenir votre ligne de conduite. Préférez la qualité à la quantité et remettez vos habitudes en question.
  • 4

    Prioriser le commerce équitable

    Lorsque vous achetez des produits du sud, soyez attentifs à la mention «commerce équitable» : ce label encourage les coopératives agricoles à se développer en harmonie avec la nature et de manière autonome.
  • 5

    Chaque voix compte

    Impliquez-vous politiquement et signez les pétitions et initiatives en la matière. Soutenez les politiciens qui mettent en avant l'agriculture biologique, la souveraineté alimentaire et les questions climatiques dans leurs programmes.
  • 6

    Être solidaire

    Montrez-vous solidaires envers les paysans du sud en apportant votre soutien à des organisations telles que Pain pour le prochain qui, avec ses partenaires, défendent leurs droits.
1

Montant

Choisissez le montant désiré

Pin It on Pinterest

Share This