Campagne oecuménique

Journée d’action nationale: 130’000 roses pour le droit à l’alimentation

05.03.2016

Le 5 mars 2016 a eu lieu la traditionnelle Journée des roses. Elle a permis la vente de près de 130'000 roses issues du commerce équitable. L’engagement de milliers de bénévoles dans toute la Suisse a permis de récolter plus d’un demi-million de francs au bénéfice de projets qui visent à soutenir les victimes de l’impact des activités de l’industrie minière dans les pays du Sud.

En  tout,  850  paroisses  et  près  de  4000  bénévoles  se  sont  mobilisés  dans  toute  la  Suisse  pour  vendre  les roses  certifiées  Max  Havelaar.  « Cette  action  nationale  ne  connaîtrait  pas  un  tel  succès  sans  ce  solide engagement »,  se  réjouit  Bernard  DuPasquier,  directeur  de Pain  pour  le  prochain.  «  Je  tiens  à  remercier  toutes  celles  et  ceux,  qui,  vendeurs  ou acheteurs,  ont  participé  à  l’action  ».  En  Suisse  romande,  ce  sont  30’000  roses  qui  ont  été  vendues  dans  les  rues  des villes et des  villages à  près de 200  points  de  vente.  À  Berne,  un  évêque  a  même  participé  à  la  vente  de  roses:  Jo Seoka,  évêque  anglican  en  Afrique  du  Sud  est  l’un des invités de la campagne œcuménique d’Action de Carême, Pain pour le prochain et Etre partenaires.

La recette de l’action se monte à plus d’un demi-million de francs. Elle permettra notamment de soutenir les petits paysans au Burkina Faso afin qu’ils puissent continuer à cultiver leurs terres. Ou encore le travail de la Bench Marks Foundation en Afrique du Sud. Présidée par l’évêque Jo Seoka, la fondation forme des jeunes adultes  à  devenir  des  enquêteurs et des enquêtrices  sur  les impacts  négatifs  de  l’industrie du secteur  de l’extraction  minière. Par des  textes et des  photos, ils documentent  les  atteintes  aux droits humains et à l’environnement commises par les entreprises et les rendent publiques. Ce travail est le seul moyen pour faire entendre la voix des communautés lésées auprès de leur gouvernement et des entreprises. C’est grâce à la publication  de  ces  violations  que  certaines  entreprises  ont  admis  leur responsabilité  et  réparé  certains préjudices.