Conférence climatique de Glasgow

02.11.2021
YM

Yvan Maillard Ardenti travaille chez Pain pour le prochain en tant que
responsable du dossier « Justice climatique »

Il est urgent de prendre des mesures fortes

Quelles sont les attentes des pays les plus vulnérables au changement climatique vis-à-vis de la COP26 ?

Belayet Hossain, un agriculteur qui habite avec sa femme et ses quatre enfants au Sud du Bangladesh dans une zone côtière, nous explique: “Bien que nous sommes pauvres et marginalisés, l’érosion des côtes provoquée par le changement climatique augmente encore plus notre pauvreté et notre marginalisation ».

De nombreuses personnes, comme Belayet Hossain, sont touchées par des inondations et par l’élévation du niveau de la mer. Des populations entières voient leurs terres disparaitre et leurs récoltes régulièrement détruites. Pire encore, le changement climatique provoque des cyclones de plus en plus violents qui provoquent de nombreux décès : Biadhan, une paysanne de 70 ans, témoigne : « j’ai perdu tous mes fils lors d’un cyclone. Notre famille compte 11 personnes et nous avons qu’un salaire à nous partager ».

Le Bangladesh ainsi que les pays parmi les plus vulnérables au changement climatique font entendre leur voix dans les négociations de la COP26 à Glasgow. Ces pays en développement, dont 48 sont membres du Forum sur la vulnérabilité climatique, ont défini trois demandes clés qui sont essentielles pour eux :

1. La réduction des émissions

La somme totale des politiques climatiques mises en place ne permettra pas de limiter le réchauffement climatique à +1.5 degré, limite qui avait pourtant été convenue par les gouvernements à Paris en 2015. À l’heure actuelle, on se dirige plutôt vers +2.7 degrés d’augmentation des températures, ce qui pourrait avoir des conséquences catastrophiques pour des millions de personnes vivant dans des pays vulnérables. Il est donc urgent d’accélérer la réalisation des objectifs « zéro émission ». Cela concerne tous les pays, à commencer par les pays développés comme la Suisse.

2. Le financement

Il y a dix ans, les pays riches ont promis de consacrer 100 milliards de dollars par an au financement de la lutte contre le changement climatique d’ici 2020. Cet objectif n’a pas encore été atteint et les pays riches doivent absolument respecter leurs engagements. Cet argent est destiné à aider les pays à faible revenu à s’adapter au changement climatique et à le combattre.

3. Pertes et dommages

Les populations les plus vulnérables dans de nombreux pays comme au Bangladesh subissent déjà des pertes et des dommages permanents à cause du réchauffement climatique. Les pays riches devraient dédommager dès maintenant les populations les plus impactées pour les dommages et les pertes qu’elles ont à endurer.

Le 26 octobre, peu avant le début de la COP26, plus de 300 ONGs, réunies sous l’égide du Climate Action Network, dont Pain pour le prochain et plusieurs de ses organisations partenaires, ont lancé un appel afin que les pays riches prennent des mesures plus fortes pour contrer la crise climatique et pour soutenir de manière plus soutenue les pays vulnérables.

Espérons que cet appel sera entendu…

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